Ce matin, vous nous parlez des socialistes…

Oui, les socialistes français sont totalement déprimés. Et ils ont de bonnes raisons pour ça ! Résumons : Il y a deux ans et demi, ils avaient tous les pouvoirs : l’Assemblée et le Sénat, la plupart des grandes villes, une grande majorité des départements, toutes les régions sauf une ! Et bien sûr l’Elysée. Depuis, les municipales ont été perdues, le Sénat est repassé à droite…. Les départementales et les régionales de 2015 s’annoncent comme autant d’hécatombes pour les élus territoriaux PS. Le Premier ministre est socialiste. Le Premier ministre est le chef de la majorité, c’est la constitution qui veut ça…Et le Premier ministre socialiste-chef de la majorité se demande ouvertement s’il faut rester socialiste! Et d’ailleurs, il prône et tente d’appliquer une politique, qui ne correspond pas vraiment (c’est un euphémisme) à ce pourquoi la plupart des militants socialistes ont adhéré à ce parti. Ni à ce pourquoi les électeurs socialistes ont voté pour François Hollande et les députés PS en 2012. Ne pas tenir ses promesses, passe encore, c’est du classique… mais ne même pas arriver à appliquer une politique contraire aux promesses, ça devient un comble ! Quand François Hollande, et encore plus Manuel Valls, prononcent le mot « réforme », tout le monde sait qu’ils parlent du dé-tricotage de ce que le socialisme avait réussi à apporter à la société française, en terme de protection sociale et d’égalité. Les socialistes (dirigeants, militants ou simples électeurs) sont, en plus, accusés de vouloir défaire la famille et d’abandonner les classes populaires.

Devant une telle situation, certains socialistes parlent de primaire pour 2017 ?

Effectivement… mais parler de primaire aujourd’hui est une aberration. On ne peut pas imaginer un président de la République (donc président de tous les Français) participer à un scrutin partisan. Imaginez qu’il soit battu. Comment finirait-il les neuf ou dix mois de mandat qui lui resteraient. Ou alors c’est une façon délicate de demander à François Hollande de renoncer dès maintenant à se présenter en 2017. Non, ils vont vraiment mal ! Je vais faire comme Philippe Lefebure, je vais vous raconter mes déjeuners. Pour les besoins de cette chronique, j’ai pris un petit-déjeuner avec un responsable socialiste de haut rang mardi et j’ai déjeuné avec un autre! En fait, c’est simple…Ils font une croix sur toutes les prochaines élections, présidentielles comprises. Comme s’il fallait même mieux la perdre, le temps de retrouver une raison d’être. Celui avec lequel je déjeunais me racontait, désemparé, que maintenant, quand il se rend dans une section du PS sur sa terre d’élection, les militants lui demandent, curieux, « dis-donc, il vaut quoi ce Juppé ? Il est pas mal non ? »… Si vous avez un petit coup de mou en ce moment… un conseil…ne déjeunez pas avec un socialiste.

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