Marine Le Pen a donc refusé hier soir de passer à des paroles et des actes…

Marine le Pen a trouvé là une façon très efficace de dénoncer le fameux « système politico-médiatique ». De le dénoncer à nouveau et de pouvoir enfin s’en démarquer…parce que depuis quelques temps le FN commençait dangereusement à avoir l’air d’en faire partie de ce système… une section de militant à Science-Po, un énarque (Florian Phillipot) comme cheville ouvrière de la nouvelle doctrine, et surtout, une flopée d’intellectuels qui deviennent à la mode et qui assurent plus ou moins volontairement le relais idéologique. Il était très tentant pour Marine Le Pen de faire ce coup d’éclat en dénonçant une mascarade. Il faut dire que l’organisation de l’émission a fait une faute d’amateur en oubliant que le 22 octobre c’est deux jours avant le début de la période d’équité audio-visuelle et que, comme parmi les candidats à la présidence de la Région, il y a aussi une autre figure nationale en la personne de Xavier Bertrand, cette invitation ne pouvait pas ne pas créer une polémique retentissante. Le problème c’est que pour donner du temps de parole au FN, dans une émission de grande écoute de plus de deux heures, il est impossible d’imaginer inviter un second couteau. France 2 n’inviterait pas Marielle de Sarnez pour le Modem à cette heure-là, ni Alexis Corbière pour le parti de Jean-Luc Mélenchon. Le FN, de plus, étant un parti pyramidale ou seul le chef compte et est vraiment responsable, l’émission phare de la politique Française se doit d’avoir (en invité principal, du moins) les chefs, les vrais responsables. Marine Le Pen peut donc parler, en étant crue de collusion entre les grands partis et les médias… c’est aussi efficace que caricatural. C’est d’ailleurs efficace parce que caricatural, comme beaucoup d’arguments utilisés par ceux qui se placent en victime médiatique.

Etait-elle gênée aussi par l’idée qu’il y ait un débat régionale ?

Bien sûr. Marine Le Pen a tout intérêt à rester sur le débat national, dans les généralités les plus vastes, celles, sur lesquelles on peut asséner des principes qu’aucun arguments rationnels et concrets ni prenant en compte la complexité des situations, n’ont de prises. D’ailleurs il y a un débat régional monté par la Presse du Nord-Pas de Calais-Picardie, prévu mardi prochain. Il n’était pas sûr du tout (jusqu’à hier soir) que Marine Le Pen accepte d’y participer. Elle n’a toujours pas donné sa réponse. Qu’aurait-elle à y gagner face à Xavier Bertrand qui arpente la région depuis des mois et Pierre de Saintignon qui maitrise parfaitement tous les dossiers locaux ? Les médias (pris comme entité, dans leur ensemble) étant à peu près aussi impopulaire que les politiques (pris comme entité et dans leur ensemble) il est tentant pour les politiques ou les journalistes d’accuser l’autre afin de se refaire une virginité. Dans cette affaire c’est assez simple, France 2 a été imprévoyant et Marine Le Pen a su en profiter pour se démarquer d’un soi-disant système qui a besoin de clash et de polémique…

Marine Le Pen a donc refusé hier soir de passer à des paroles et des actes…

Marine le Pen a trouvé là une façon très efficace de dénoncer le fameux « système politico-médiatique ». De le dénoncer à nouveau et de pouvoir enfin s’en démarquer…parce que depuis quelques temps le FN commençait dangereusement à avoir l’air d’en faire partie de ce système… une section de militant à Science-Po, un énarque (Florian Phillipot) comme cheville ouvrière de la nouvelle doctrine, et surtout, une flopée d’intellectuels qui deviennent à la mode et qui assurent plus ou moins volontairement le relais idéologique. Il était très tentant pour Marine Le Pen de faire ce coup d’éclat en dénonçant une mascarade. Il faut dire que l’organisation de l’émission a fait une faute d’amateur en oubliant que le 22 octobre c’est deux jours avant le début de la période d’équité audio-visuelle et que, comme parmi les candidats à la présidence de la Région, il y a aussi une autre figure nationale en la personne de Xavier Bertrand, cette invitation ne pouvait pas ne pas créer une polémique retentissante. Le problème c’est que pour donner du temps de parole au FN, dans une émission de grande écoute de plus de deux heures, il est impossible d’imaginer inviter un second couteau. France 2 n’inviterait pas Marielle de Sarnez pour le Modem à cette heure-là, ni Alexis Corbière pour le parti de Jean-Luc Mélenchon. Le FN, de plus, étant un parti pyramidale ou seul le chef compte et est vraiment responsable, l’émission phare de la politique Française se doit d’avoir (en invité principal, du moins) les chefs, les vrais responsables. Marine Le Pen peut donc parler, en étant crue de collusion entre les grands partis et les médias… c’est aussi efficace que caricatural. C’est d’ailleurs efficace parce que caricatural, comme beaucoup d’arguments utilisés par ceux qui se placent en victime médiatique.

Etait-elle gênée aussi par l’idée qu’il y ait un débat régionale ?

Bien sûr. Marine Le Pen a tout intérêt à rester sur le débat national, dans les généralités les plus vastes, celles, sur lesquelles on peut asséner des principes qu’aucun arguments rationnels et concrets ni prenant en compte la complexité des situations, n’ont de prises. D’ailleurs il y a un débat régional monté par la Presse du Nord-Pas de Calais-Picardie, prévu mardi prochain. Il n’était pas sûr du tout (jusqu’à hier soir) que Marine Le Pen accepte d’y participer. Elle n’a toujours pas donné sa réponse. Qu’aurait-elle à y gagner face à Xavier Bertrand qui arpente la région depuis des mois et Pierre de Saintignon qui maitrise parfaitement tous les dossiers locaux ? Les médias (pris comme entité, dans leur ensemble) étant à peu près aussi impopulaire que les politiques (pris comme entité et dans leur ensemble) il est tentant pour les politiques ou les journalistes d’accuser l’autre afin de se refaire une virginité. Dans cette affaire c’est assez simple, France 2 a été imprévoyant et Marine Le Pen a su en profiter pour se démarquer d’un soi-disant système qui a besoin de clash et de polémique…

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