On arrive à la fin de l’année, c’est l’heure des bilans Le plus marquant c’est la « démonétisation » du président. Quoi qu’il fasse, il ne refait pas surface. Sa dernière émission de télévision, pourtant diffusée sur trois chaînes à l’heure de plus grande écoute n’a pas empêché la poursuite de la lente érosion de sa côte de popularité. Il est frappant de relire les vœux du président du premier janvier 2010. Le chef de l’Etat y réaffirmait avec force et autorité la nécessité d’une fiscalité sur l’environnement « je ne suis pas homme à céder au premier obstacle » disait-il alors. Et en mars la taxe carbone est abandonnée. Ne « dites pas abandonné » s’offusquait Jean-Louis Borloo qui tentait de nous faire avaler qu’elle n’était que suspendue. Depuis on sait que la taxe est bien abandonnée et que Jean-Louis Borloo lui est suspendu ! Autant d’accents péremptoires, pour bien ancrer dans nos esprits dubitatifs que jamais au grand jamais le bouclier fiscal serait supprimé. Vous connaissez la suite, il sera supprimé en 2011… Bref, malgré la réforme des retraites, qui elle a été à son terme, encore trop de « jamais et de toujours » démentis, un remaniement annoncé à l’avance et qui se solde par la reconduite contrainte et forcée du même premier ministre et au bout, cette impression : les manettes du président sur la politique intérieur ne répondent plus… Ou alors quand elles ne répondent c’est à l’envers comme lors de l’été sécuritaire qui a fait perdre au président l’électorat modéré à défaut de faire revenir à lui celui de l’extrême droite. Ce qui n’empêchera Nicolas Sarkozy de se représenter. Il en a pris la décision et l’a affirmé à un de ses proches le Week-end dernier. Voilà pour le président mais tout le paysage politique a évolué en 2010. Le FN revient en force. C’est concomitant avec l’affaiblissement de Nicolas Sarkozy. C’est dû aussi au sucées de l’entourloupe idéologique de Marine Le Pen sur la laïcité. A l’autre bout du spectre. Souvenez-vous en 2009, la star c’était Olivier Besancenot. La crise économique qui est mise sur le dos du capitalisme financier devrait, logiquement être favorable aux plus anticapitalistes. Hé bien non, c’est le contraire. C’est quand le capitalisme va bien que les révolutionnaires sont en forme. Par temps d’angoisse sociale on ne se sent pas assez fort pour envisager la révolution, on réclame de la protection, de l’Etat… et l’électeur habituel de l’extrême gauche préfère alors une gauche autoritaire mais républicaine et étatiste bon teint comme celle de Jean-Luc Mélenchon. Au centre, la branche modéré de l’UMP représentée par le Parti Radical et le Nouveau Centre se sent mal dans cette majorité surtout depuis l’été sécuritaire et le remaniement en forme de retour du RPR. Jean-Louis Borloo a une stratégie… laquelle, personnellement je ne l’ai toujours pas compris et donc je ne saurais vous l’expliquer…On a ses faiblesses, pour ma dernière chronique de l’année je peux bien vous avouer celle ci. Le problème c’est que je ne suis pas sûr non plus que Jean-Louis Borloo lui-même ait compris sa stratégie. Ceci explique sans doute cela ! Il reste enfin le PS. C’est assez facile à résumer : l’idée de Dominique Strauss-Kahn candidat en 2012 fait son chemin… il ne peut le dire qu’en juin prochain… donc pour qui veut exister un peu au PS il ne reste plus que 6 mois. Du coup c’est le grand rush sur la route des primaires : Valls, Royal, Montebourg, bientôt

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.