La 2ème en 2 semaines. Mais à priori, rien qui ne puisse inquiéter l'exécutif...

Non, effectivement... Pourquoi? Parce que depuis le début de cette rentrée, toutes les organisations syndicales - telles qu'elles soient - ont l'air totalement anesthésiées... Elles ne parviennent pas à mobiliser... Pire ! Les dernières manifestations qu'elles ont organisées, ont été quasiment désertées... Donc, même si elles réussissaient - par miracle, ce soir !? - à se mettre toutes d'accord sur un même jour de défilé... il n'est pas - du tout - certain que cela suffise pour afficher un raz-de-marée !  

Comment les syndicats en sont-ils arrivés là? D'abord, bien sûr, ils ont souffert du "style Macron"... c'est-à-dire "pas de négociation" - il n'y en a pas eu cet été, sur la réforme du Code du travail, il n'y en a pas plus cet automne, sur la réforme de l'apprentissage - pas de négociation, non ! simplement, et individuellement, de la concertation... Autrement dit, les syndicats ne sont plus associés aux changements... ils sont uniquement consultés... Par conséquent, ils apparaissent - aux yeux des Français - comme nettement moins influents...   

Et puis, c'est compliqué de contester un président qui finalement, fait exactement ce qu'il avait annoncé... Il n'y a pas de surprise - pour l'instant - dans ce qui est déroulé... Sans compter qu'Emmanuel Macron fait tout - absolument tout ! - pour se montrer extrêmement déterminé... Donc les syndicats sont coincés !   

"Coincés" d'accord, mais pour combien de temps ?   

C'est là, que cela devient intéressant !  

Comme tous ses prédécesseurs (!), le président veut du temps... Voilà pourquoi, lors de sa première interview télévisée (il n'y a pas si longtemps), il a indiqué qu'il faudrait être patient... Les premiers résultats - a-t-il expliqué - se verront dans 2 ans... Le problème, tout de même !, c'est le scepticisme qu'a pu générer un certain nombre de ses réformes... les ordonnances par exemple, n'ont pas totalement convaincu... De même, la suppression de l'ISF - on le sait - a été, on ne peut plus critiquée... Sans oublier la baisse des APL ou la hausse de la CSG qui ne sont pas très bien passées... ' Et "en même temps" - pour reprendre désormais la formule consacrée - en même temps, une majorité de Français aimerait bien - depuis le temps qu'on lui promet ! - que les transformations se fassent, et qu'il y ait des améliorations !  

Alors, soit Emannuel Macron y parvient... et ce, dans l'année qui vient... - certes, tous les indicateurs économiques ne seraient pas immédiatement redevenus positifs, mais une partie au moins -... Soit le pari est raté, et c'est la colère (dans le pays) qui pourrait commencer à monter !   

Savez-vous, Marc, quels sont "les ressorts" de la colère? Eh bien, bizarrement, ce n'est pas seulement une question de mécontentement... Non, la colère gronde quand la situation devient soudain un peu meilleure, mais uniquement pour certains... Ceux qui en sont - encore - exclus, ne le supportent plus ! Or, cette croissance " tant attendue" repart... dans presque toute l'Europe, mais plus faiblement en France... ce qui pourrait - très vite - générer des frustrations - très fortes -...   

Cela n'a pas échappé à Emmanuel Macron... cela va de soi ! Mais cela ne peut pas, non plus, avoir échappé aux syndidats...

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