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Premier meeting de l'UMP pour les législatives en 2002 avec Jean-Pierre Raffarin (alors Premier ministre), Edouard Balladur, Alain Juppé...
Premier meeting de l'UMP pour les législatives en 2002 avec Jean-Pierre Raffarin (alors Premier ministre), Edouard Balladur, Alain Juppé... © AFP / Joël Saget

Vous l'avez sans doute oublié, je l'avais oublié mais le 25 mai 2002, il y a 15 ans jour pour jour, à Saint-Etienne se tenait le premier meeting de l'UMP pour les législatives, une grande partie des droites gaulliste libérale et centriste acceptait de se fondre en un seul parti, réponse de Jacques Chirac après sa large victoire face à Jean-Marie Le Pen.

Il y a 15 ans, les pères fondateurs de l'UMP croyaient encore au clivage droite-gauche mais s'inquiétaient de le voir écorné par le tripartisme naissant, à l'époque parmi les ténors seul François Bayrou avait dit NON à l'aventure et le grand mécanicien de la nouvelle formation, le bras droit d'Alain Juppé à la direction générale de l'UMP s'appelait Edouard Philippe.

Mais, mais par un formidable miroir de notre Histoire politique, après la large victoire d'Emmanuel Macron face à Marine Le Pen, le même Edouard Philippe devenu Premier Ministre est en train de dynamiter l'ex-UMP et François Bayrou devenu son ministre se sent conforté 15 ans plus tard dans son refus de cette CDU à la française.

Parce que ça n'a pas fonctionné ?

L'UMP devenue Les Républicains a participé à trois présidentielles et c'est allé de pire en pire : une victoire, une défaite au second tour, une défaite au premier tour.

Fondamentalement le gaullisme étatiste et social n'est pas soluble dans le centrisme démocrate-chrétien pro-européen lui même pas compatible à 100% avec le libéralisme économique et sociétal.

Aujourd'hui, que reste-t-il de commun entre Alain Juppé et Henri Guaino ? Edouard Philippe et Laurent Wauquiez ? Bruno Le Maire et Eric Ciotti ? Où se positionne François Baroin qui apprend l'art de la synthèse ?

Les études sociologiques du vote à la dernière présidentielle en attestent : la droite républicaine a perdu les classes populaires et les actifs, paradoxal pour un parti qui exalte la valeur travail et qui s'appelait union pour un mouvement populaire.

Autre changement de paradigme : l'acceptation ou pas de la modialisation et de la construction européenne actuelles, le référendum de 2005 et la présidentielle de 2017 ont mis au jour ce nouveau clivage qui n'efface pas le précédent mais vient rebattre les cartes.

Comment incarner une opposition de droite à la République en Marche qui sache se distinguer du FN ?

Voilà le défi à ceux qui croient encore au logiciel UMP-LR / le même défi est lancé à ceux qui croient encore à une opposition de gauche distincte des Insoumis comme Benoît Hamon. Comment faire vivre et survivre un parti de droite et un parti de gauche à l'époque du quinqua-partisme ou du penta-partisme ?

Comment empêcher que le PS et donc la droite ne deviennent des vieilles gloires politiques du temps jadis ?

Toujours là mais fanées, un peu passées, traces d'un autre temps comme le parti radical, le CNI ou le parti communiste français. Mais pour ça il faudra mettre le logiciel à jour !

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