La Belle Alliance Populaire ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices pour le Parti Socialiste.

Pour reprendre cette fameuse une de Charlie Hebdo : Bal tragique à Solférino, sept morts... Comme autant de candidats qui concourront les 22 et 29 janvier prochain pour devenir le représentant du Parti Socialiste et de ses alliés périphériques.

Quel que soit le candidat, ses chances de faire bonne figure au premier tour déjà sont limitées... Alors celles d'accéder au second tour sont aujourd'hui infinitésimales... L'équation à résoudre est la suivante : quel que soit le candidat qui sortira vainqueur : Valls ou à défaut Peillon, que l'on peut regrouper dans la catégorie social-démocrate, tendance sociale libérale pour l'ex premier ministre, ou Hamon et Montebourg à la gauche du parti. Pardon pour Sylvia Pinel, François de Rugy et Jean-Luc Benhamias, mais on va dire que leurs candidatures sont anecdotiques...

Pour le premier bloc Valls ou Peillon, une victoire et c'est une partie du PS qui sera happée par Jean Luc Mélenchon... Hamon ou Montebourg ? Là c'est Emmanuel Macron qui fera une OPA inamicale sur tous ces socialistes qui jamais ne feront campagne pour l'aile gauche, même s'ils vous jureront la main sur le coeur jusqu'au 29 janvier date de second tour le contraire...

La photo de famille derrière le vainqueur a peu de chance d'avoir lieu cette année. Et quand bien même, ô miracle, ce rassemblement serait possible, il faudrait d'abord une synthèse des plus abouties et des compromis porteurs, inévitablement, de nouvelles méprises entre les deux pans de la gauche... Mais ce rassemblement prendrait trop de temps à se faire. Le PS n'a pour l'instant qu'un bilan à défendre et pas de programme commun... Et trois mois séparent le second tour de la primaire du premier tour de l'élection présidentielle en avril.

Force est de constater que le quinquennat de François Hollande a exacerbé la fracture idéologique au sein de la gauche française, notamment au Parti Socialiste. Dans la primaire cohabitent des candidats qui n'ont plus rien à se dire et qui ne manifestent aucune envie de se rassembler à l'issue du second tour. Oui, ces gauches là sont irréconciliables. Même si Manuel Valls se défend de l'avoir dit, il n'a pas tout à fait tort.

Le PS est en mal d'identité, son moteur idéologique est en panne... Un big bang comme l'avait théorisé l'un de leurs anciens camarades décédé cette année, Michel Rocard. Mais un big bang idéologique se révèle indispensable : le Parti socialiste doit se redessiner. C'est vrai que ce parti va de désastre annoncé en désastre annoncé .. Mais tel le phénix, il renaît à chaque fois de ses cendres. Mais à chaque crise existentielle, il se déplume un peu plus. Et un jour à force il ne restera plus rien.

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