Ce matin : OM/PSG dans l’édito politique !

C’est à peu près ça… en tout cas, vu par les élus de la cité phocéenne. Martine Vassal, présidente de droite de l’agglomération, Michèle Rubirola, maire écologiste de Marseille et le professeur Raoult se sont insurgés hier, au moment même où Jean Castex faisait sa conférence de presse, contre la façon dont l’état central (appelé Paris) les traitait. Les trois vivent comme une infamie, quasiment un acte d’occupation, le fait d’être en zone rouge, alors que jusqu’ici la métropole marseillaise avait été relativement épargnée par le virus. Seulement le classement d’un territoire en zone rouge ou verte n’est pas le fruit d’une décision du pouvoir (de Paris) mais le résultat de l’analyse de courbes de contamination, de taux de circulation du virus. Et à Marseille il a évolué. Depuis le début de l’épidémie, à écouter les élus locaux, les responsables politiques de la ville semblaient prendre le fait d’être en zone verte comme une sorte de performance particulière de la cité, due à ses qualités intrinsèques. Son héros, le professeur Raoult, n’était pas pour rien dans le fait que Marseille soit un ilot sanitaire. On a même entendu des élus de haut-rang dire, sans rire, que la maladie était moins grave ici qu’ailleurs parce qu’il y avait le professeur Raoult. On sait maintenant que le rayonnement du professeur a plus d’effet sur les courbes d’audience des chaines tout-info que sur celle de la Covid. Aujourd’hui donc, la ville est classée rouge en raison du taux de circulation du virus. Le préfet (représentant l’Etat) et les autorités locales avaient négocié une fermeture des bars et restaurants à minuit... 

Le gouvernement a plutôt décidé que ce serait à 23 heures… 

Ce qui aurait dû valoir un communiqué de protestation, un recours. On se demande effectivement pourquoi alors qu’Emmanuel Macron a décidé que le couple maire/préfet devait organiser, main dans la main, la vie locale sous corona, pour une heure de différence de fermeture, c’est le ministère qui décide…  Mais de là à surjouer l’éternel Marseille la rebelle, faire une telle mise en scène clochemerlesque d’union sacrée dans un exercice de victimisation locale ! On avait un peu l’impression qu’étaient réunis là ‘les imbéciles heureux qui sont nés quelques part’ de Brassens. Marseille soigne sa singularité et c’est précieux dans un monde qui s’uniformise… Mais le problème, c’est quand de la fierté mal placée vient brouiller le message sanitaire national parce que Marseille, et son conseil scientifique, en la personne du professeur Raoult, a une appréciation différente. Ça pourrait avoir son charme s’il ne s’agissait pas de santé publique. Cette chronique faite en direct à Paris sera peut-être vue par quelques auditeurs de  Marseille comme une attaque de plus venue de la capitale ... j’ai été pendant 3 minutes l’avant-centre du PSG…si seulement je pouvais avoir 3 minutes de son salaire...

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