Vous revenez ce matin, sur la matinale de lundi. Nous recevions Jean-François Copé et ça ne s’était pas très bien passé…

Oui, ça arrive et il n’y a rien de dramatique mais si l’on y revient ce matin, c’est que Jean-François Copé, lors de son point de presse hebdomadaire a évoqué cette interview. Souvenez-vous ça avait bien commencé et puis ça s’est un peu envenimé quand le patron de l’UMP a réévoqué l’amitié de Jean-Luc Mélenchon pour le musicien grec Mikis Theodorakis, lui-même antisioniste, confinant à l’antisémitisme, selon Copé, sous entendant que Jean-Luc Mélenchon aurait une indulgence pour un antisémite. Cette construction argumentaire permettant à Jean-François Copé de justifier le parallèle entre le Front de Gauche et le Front National. Alors interrogé à nouveau sur le cas Theodorakis/Mélenchon lors de son point de presse à l’UMP, Jean-François Copé a dit ceci :

Son Jean-François Copé.

La question n’est évidemment pas de savoir qui aime qui et qui n’aime pas qui ! Jean-François Copé ne voulait pas préciser ses accusations de complaisance antisémite et donc l’échange fut un peu houleux…

Pas beaucoup plus finalement que certains matins de cette saison électorale qui s’achève !

Non pas beaucoup plus qu’avec, justement Mélenchon sur Cuba par exemple… Le patron du Front de gauche était reparti furieux contre nous, ou sur le cheval d’Hervé Morin, ou sur le coût du bouclier fiscal avec François Baroin quand il était ministre. Et avec Xavier Bertrand sur le Mediator, avec Ségolène Royal sur ses déclarations à propos du Smic à 1500 euros qu’elle prétendait ne jamais avoir tenues. Avec Martine Aubry également, nous avons eu des échanges un peu costauds sur la question de la fédération du Nord-Pas-de-Calais; ne parlons même pas des claquements de porte du studio de Marine Le Pen quand nous avons évoqué sa position sur la Syrie. Mais ce que Jean-François Copé ne semble pas supporter c’est que l’on apporte des précisions concernant ses affirmations… et à ce propos il disait lundi que seul Manuel Valls, au PS, avait voté pour l’interdiction de la burqa : nous le contestions, Copé en déduisait que l’on défendait les socialistes… La réalité est la suivante, 18 socialistes et radicaux dont Manuel Valls et Aurélie Filippetti ont voté ce projet de loi. Les autres socialistes se sont abstenus après avoir voté à l’unanimité une déclaration de principe contre la burqa.

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