Arnaud Leparmentier nous emmène à Washington où le président Donald Trump prononçait, hier soir, son premier discours sur l’État de l'Union dans les deux chambres du congrès.

Donald Trump était cette nuit président des Etats-Unis. Pour la première fois peut être
Donald Trump était cette nuit président des Etats-Unis. Pour la première fois peut être © Reuters / POOL New

Je lis la déception sur votre visage. Vous attendiez des jambes nues sur un canapé dans l'hémicycle, des anathèmes contre la presse, des horreurs aux limites du racisme et des fakes news.

Bad ! Too bad !!

Vous voilà bien désappointé. Donald Trump était cette nuit président des Etats-Unis. Pour la première fois peut être. Hier, soir, le 45e président des Etats-Unis prononçait son premier discours sur l’État de l'Union devant les deux chambres du congrès. Il avait l’air presque apaisé : pas un mot contre le Mexique, la presse, les pays musulmans, ces villes ou ces pays d’Europe « défigurés », selon lui, par l’immigration, écrit Le Monde dans son éditorial de ce soir.

Le président a lu son discours sans s'en départir. Il s'est inscrit dans l'histoire. Il a cité Abraham Lincoln :

L'abandon d'une politique protectrice par le gouvernement entraînera de la jalousie et de la ruine parmi le peuple.

Il a cité Dwight Eisenhower, président de l'après-guerre, qui finança les infrastructures de l'Amérique moderne. Sur tout, il a invoqué les 250 ans de l'indépendance qui seront fêtés dans... neuf ans. Il a cité les grands pionniers du XIXe siècle qui présentèrent leurs inventions pour les 100 ans de l'indépendance. : Graham Bell et le téléphone, Thomas Edisson et le télégraphe, Remighton et la machine à écrire.

Et bien d'ici 9 ans, Trump veut que l'Amérique soit Great again...

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