Les Européens sont comme Poutine : jamais ils ne pardonneront à Michaël Gorbatchev d’avoir laissé s’effondrer l’URSS.

Avant, tout était si simple : une Europe carolingienne cernée par le rideau de fer, protégée par l’Otan, qui pouvait espérer créer un jour des Etats-Unis d’Europe. Paix, commerce, prospérité, liberté : que demander de mieux, alors que l’Est dépérissait sous la dictature communiste et que le Sud était en sous-développement. C’était le temps ou Mitterrand allait soutenir Helmut Kohl au Bundestag, en 1983, alors qu’il fallait installer des missiles de l’Otan pour faire face aux SS20 soviétiques. S’ensuivit le virage de la rigueur en France et les heureuses années Delors à Bruxelles, avec le marché unique et l’euro pour incarner un avenir politique européen.

Voilà que la chute de l’URSS nous a mis à l’épreuve de la liberté. Et, nous nous en sommes assez mal sortis : euro menacé, schengen suspendu, guerre et terrorisme, brexit, rien ne va plus...

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