Anthony Bellanger nous emmène en Roumanie où des manifestations monstres se multiplient dans tous les pays

Un homme brandit un panneau "Démission" lors des manifestations devant le siège du gouvernement à Bucarest, lors d'une manifestation contre les décrets controversés sur la corruption le 8 février 2017.
Un homme brandit un panneau "Démission" lors des manifestations devant le siège du gouvernement à Bucarest, lors d'une manifestation contre les décrets controversés sur la corruption le 8 février 2017. © AFP / DANIEL MIHAILESCU

Environ 300 000 Roumains ont bravé des températures polaires hier soir – dont la moitié à Bucarest la capitale – pour manifester au cris de « voleurs », « corrompus » et ce pour la seconde nuit consécutives. Des manifestations qui ne cessent de prendre de l'ampleur. Une autre est d'ailleurs convoquée pour cette nuit où l'on imagine qu'il y aura à nouveau des heurts avec la police, comme la nuit dernière où les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes contre les manifestants. Qui sont les « voleurs » en question ?

Pour comprendre, il faut revenir sur l'incroyable séquence qui a commencé dans la nuit de mardi. Sans prévenir ses collègues du gouvernement, ni aucune autre instance – surtout pas judiciaire – le ministre de la Justice a publié une ordonnance urgente.

Cette ordonnance dépénalise les cas de « mauvaise conduite officielle » pour des sommes inférieures à 200 000 Lei, environ 45 000 euros. Par ailleurs, le texte gracie des centaines de politiciens aujourd'hui derrière les barreaux ou en instance de jugement.

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