On n'abusera pas du cliché qui veut que les Britanniques soient flegmatiques. Mais à trois semaines du référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, l'opinion ne paraît pas manifester la moindre émotion – ne parlons pas de passion. Ni dans un sens ni dans l'autre. Un peu comme si l'Europe, dedans ou dehors, restait comme une affaire très étrangère. Pourtant, les ténors des deux camps, eux, n'hésitent paS à donner dans le tragique. David Cameron, le premier ministre conservateur, veut que le royaume reste dans l'Union. Si les partisans du Brexit devaient l'emporter, Cameron évoque un risque de guerre – parmi d'autres calamités de grande ampleur. Le chef de file du Brexit, conservateur lui aussi, l'ancien maire de Londres Boris Johnson, n'est pas en reste. Il compare le projet européen au nazisme. Mais ça passe, ça glisse, on est chez Tefal. Comme si le sujet, à en croire les sondages, ne décollait pas dans la majorité de l'opinion. Point de débat passionné dans les « pubs », relève l'un des meilleurs observateurs politiques du pays, Janan Ganesh, du Financial Times....

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