Vincent Giret nous emmène ce soir à Mossoul, deuxième ville d’Irak, où les témoignages de survivants disent l’horreur de l’occupation de la ville par Daech.

Les forces gouvernementales irakiennes ont lancé une offensive majeure pour récupérer Mossoul du groupe de l'Etat islamique le 17 octobre 2016. Depuis lors, ils ont repris de nombreux secteurs dans la partie orientale de la deuxième ville irakienne,
Les forces gouvernementales irakiennes ont lancé une offensive majeure pour récupérer Mossoul du groupe de l'Etat islamique le 17 octobre 2016. Depuis lors, ils ont repris de nombreux secteurs dans la partie orientale de la deuxième ville irakienne, © AFP / Aris Messinis

Alors que la ville de Mossoul est sur le point d’être reprise enfin par les forces irakiennes, soutenues dans les airs par la coalition internationale, les témoignages affluent sur l’enfer que furent ces presque trois années de règne des hommes en noir de Daech dans la ville symbole du groupe djihadiste.

Les cadres et les dirigeants de Daech sont pratiquement tous issus de cette ville de 3 millions d’habitants et de sa région.

Mossoul fut ainsi la véritable capitale de l’organisation de l’État islamique, capitale politique, et plus encore économique et financière du groupe, jusqu’au moment où la coalition a commencé à les cibler.

Le groupe a d’abord développé un large réseau d’extorsions de fonds, rackettant commerces et entreprises, imposant un impôt révolutionnaire et une taxe jusqu’à 10% des salaires. Quelques huit millions de dollars ont ainsi été prélevés tous les mois, avant même que Daech ne contrôle totalement Mossoul.

Très vite, les hommes de l’hisba, la police religieuse patrouille, les femmes se voient imposer la tenue la plus stricte : le niqab à quatre couches, et les longs gants noirs.

Les fonctionnaires sont invités à se présenter pour se repentir, et puis une grande traque commence contre tous ceux ayant travaillé dans les médias, la commission électorale, la commission anti-corruption, les services de sécurité, les chefs religieux. Beaucoup sont jetés dans des prisons, improvisés dans des sous-sols de villas de certains quartiers. Les femmes sont violées. Les prisonniers entendent à l’étage les combattants disposer de leurs esclaves sexuelles...

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