Si aux Etats-Unis, à droite nous avons le fameux Donald Trump et sa vulgarité, son racisme et autres bassesses, à gauche, sur les campus universitaires, on en rajoute franchement, mais dans l'autre sens.

Les étudiants de Princeton ne veulent plus que le nom de Woodrow Wilson, qui a conduit les Etats-Unis à intervenir dans la Première Guerre mondiale, figure sur le campus. Motif : il a réintroduit la ségrégation dans l'administration fédérale après la guerre. Ceux de Yale veulent gommer le nom du Vice Président Calhoun de l'un des dortoirs parce qu'il a défendu l'esclavage avant la guerre de Sécession. A ce rythme, Washington et Jefferson vont y passer - puisqu'ils avaient des esclaves eux aussi...

Dans les bibliothèques universitaires, on prévient les étudiants qu'ils risquent de rencontrer différents types de "préjudices", en lisant les Métamorphoses d'Ovide, où l'on décrit un viol, ou en lisant Le Marchand de Venise du grand William Shakespeare, où flotte l'antisémitisme, ou encore en lisant Gatsby Le Magnifique de Fitzgerald, où il y a de la misogynie... Bref, il faut détecter à l'avance tout ce qui peut heurter une sensibilité d'aujourd'hui. Ce à quoi Aragon avait magistralement répondu par avance, en prévenant : "il faut regarder alors, avec les yeux d'alors"...

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