Vincent Giret nous emmène en Birmanie, où une minorité musulmane vit, littéralement, un enfer.

Manifestation à Karachi (Pakistan) le 9 décembre 2016. L'ONU a exhorté Aung San Suu Kyi à visiter le nord de l'état de Rakhine où l'armée est accusée d'avoir procédé à une répression brutale contre la minorité rohingya musulmane.
Manifestation à Karachi (Pakistan) le 9 décembre 2016. L'ONU a exhorté Aung San Suu Kyi à visiter le nord de l'état de Rakhine où l'armée est accusée d'avoir procédé à une répression brutale contre la minorité rohingya musulmane. © AFP / RIZWAN TABASSUM

Peut-être étiez-vous comme moi, enclin à penser que l’année 2016 avait été une très belle année pour la Birmanie. Une belle histoire comme on les aime, presque un conte de fée dans cette Asie du Sud-Est, une dictature militaire qui prend fin, après plus d’un demi siècle d’arbitraire et de fermeture, un pays qui s’ouvre enfin, des élections démocratiques et une icône, une héroïne de la liberté et des droits de l’homme qui prend la tête du gouvernement.

La Birmanie avait soudain un visage, celui d’Aung San Suu Kyi, une femme courageuse et entêtée, qui avait tenu bon malgré quinze années de brimades et d’assignation à résidence. Une résistance impeccable qui lui avait valu un Prix Nobel de la paix en 1991.

Elle conduit désormais une transition démocratique qu’on imaginait presque parfaite dans l’un des plus beaux pays du monde, ouvert désormais au tourisme international et dopé au doux élixir de la croissance forte.

Seulement voilà, dans ce même pays, en Birmanie, celui d’Aung San Suu Kyi, est en train de se dérouler, ce que plusieurs ONG respectables et surtout présentes sur le terrain, n’hésitent plus à nommer une effroyable « épuration ethnique »...

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