Les Belges, qui ont fait de l’humour un art de vivre universel pour lutter contre l’adversité, affirment volontiers que leur pays se présente comme un iceberg : au dessus tout va toujours bien, mais en bas, plus rien ne va. En bas, comprenez dans l’eau froide du monde réel et plus précisément dans les arcanes de l’État fédéral belge. Cette commission d’enquête parlementaire, qui a le grand mérite d’exister, se penche depuis hier sur les multiples dysfonctionnements révélés au grand jour depuis les attentats : l’administration, la justice, la police, les services de renseignements, et même l’école ou les politiques publiques d'intégration qui n’ont pas vu ou refusé de voir la radicalisation de certains quartiers. Le président de la Commission, ancien ministre de l’Intérieur, répète, ces derniers jours, qu’il ne s’agit pas de désigner des boucs émissaires, mais d’enquêter en profondeur sur la gestion du phénomène terroriste par un pays qui a, manifestement, eu d’autres priorités..

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