Vincent Giret nous emmène ce soir en Espagne, où le parti socialiste est au bord de l’éclatement.

Susana Diaz, annonce sa candidature au poste de secrétaire générale du PSOE (Parti socialiste espagnol)
Susana Diaz, annonce sa candidature au poste de secrétaire générale du PSOE (Parti socialiste espagnol) © AFP / GERARD JULIEN

Disons-le d’emblée, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes dans d’autres pays ne doit rien au hasard.

Jugez plutôt : en Espagne, le parti socialiste est en campagne, non pas pour des élections générales, mais pour tenter de se choisir un chef, un nouveau secrétaire général, le 21 mai prochain, à l’occasion d’une primaire, puisque c’est désormais la mode, une primaire ouverte non pas aux électeurs socialistes, mais aux militants dûment encartés du parti socialiste ouvrier espagnol, le PSOE, l’un des vieux partis socialistes en Europe, créé clandestinement à Madrid le 2 mai 1879, et qui revendique aujourd’hui plus 170 000 membres plus ou moins actifs.

Mais la vérité, c’est que l’existence même du parti socialiste est aujourd’hui en question, il traverse la crise la plus profonde de histoire, et notamment depuis le retour de la démocratie aux débuts années 80.

Il y a d’abord, une hémorragie des électeurs : lors des dernières élections législatives, le parti a perdu plus de six millions de voix par rapport à 2008, il y a moins de dix ans. Les Socialistes se trouvent complètement coincés ou plutôt étouffés, entre, d’un côté, sur leur gauche, le parti anti austérité, Podemos ; et de l’autre, sur leur droite, par l’émergence d’un nouveau parti, un parti du centre, plus libéral, tiens tiens ça rappelle quelque chose là aussi...

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