Et si les réseaux sociaux avaient contribué à plomber, à tuer les "Printemps arabes", qu'ils avaient pourtant aidé à éclore ?

Vous vous souvenez de ce jeune Egyptien Wael Ghonim. Il fit la "une" de Time. Il avait ouvert la page Facebook qui lança la révolte anti Moubarak. Il s'est confié au New York Times, la semaine dernière à Davos. Et, il dit combien les réseaux sociaux ont eu, in fine, un impact négatif : véhicules de rumeurs et de haine, favorisant les bons mots en 140 signes aux dépens des débats de fond, polarisant l'opinion à l'extrême au moment précis où il eut fallu la calmer, l'apaiser.

Il fallait être "centriste", "réformiste", quand les réseaux sociaux privilégient, par nature, le pour/contre, l'émotion, le simplisme, la castagne, l'esprit partisan.

Gonim, le geek, le jeune homme en colère de Facebook, Ghonim le connecté, est impitoyable. Les réseaux sociaux ont pourri son printemps égyptien. Il vit aujourd'hui en Californie...

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