Versons notre obole à l’autel de la Mitterrandôlatrie. Vingt ans après sa mort, le 8 janvier 1996, un siècle après sa naissance, en pleine bataille de Verdun, François Mitterrand est transformé en héros national. Ils seront tous, à Jarnac, ce 8 janvier, à lui rendre hommage. Prenez votre parapluie Nicolas, on prévoit des averses. On sourit quand on se souvient de l’opprobre qui marqua la fin de sa vie. En bon européen libéral, nous n’avons pas besoin de nous dédire : l’Europe, c’est, avec l’abolition de la peine de mort, ce qui reste de Mitterrand quand on a tout oublié : l’essentiel. L’engagement européen, ce fut en fait pour Mitterrand une double assurance anti-socialiste :

-le vaccin contre les errances économiques de mai 1981

-la garantie de l’ancrage occidental de la France aux côtés de l’Otan.

Tout commence avec la querelle des euromissiles. Rappelez vous. A cette époque, l’Otan prévoit d’installer en Europe des missiles Pershing 2 pour faire face aux SS20 que les soviétiques ont installés quelques années plus tôt. L’opposition des mouvements pacifistes est virulente, notamment en Allemagne. François Mitterrand donne le ton, dès l’automne 1982 : « Je suis moi aussi contre les euromissiles, seulement je constate que les pacifistes sont à l'Ouest et les euromissiles à l'Est »...

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