Ce qui se passe en ce moment en Espagne est passionnant et devrait être observé de près par tous ceux qui pensent l'Europe de demain. Un vrai feuilleton !

Une femme vote en Espagne, septembre 2016
Une femme vote en Espagne, septembre 2016 © Reuters / Miguel Vidal

Résumé des épisodes précédents : l'Espagne ne parvient pas à se mettre d'accord, après deux élections législatives, en décembre 2015 puis en juin 2016, sur un gouvernement. Quatre grands partis se partagent l'assemblée, les Cortes, avec un avantage aux conservateurs.

A priori, on pourrait penser que le problème est plutôt dans le camp des gagnants qui ne parviennent pas à former une majorité. Eh bien, pas du tout ! Le problème est à gauche où personne n'est d'accord pour y aller – c'est-à-dire laisser la droite gouverner – ou pas.

D'un côté les tenants du « non, c'est non », c'est-à-dire pas question de laisser le sexagénaire actuel premier ministre, Mariano Rajoy, rempiler. De ce côté là, on trouve Podemos, bien sûr, le parti issu des indignés, et une partie des socialistes. De l'autre, il y a les vieux briscards du socialisme, dont les noms fleurent bons les années 1980, comme Felipe Gonzalez, et les barons régionaux qui détestent l'aventure et encore plus l'idée de repartir pour une troisième élection...

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