Vincent Giret nous emmène ce soir en Hongrie où le premier ministre veut fermer une université américaine.

Manifestation contre l'amendement sur l'éducation qui conduirait à la fermeture de l'Université américaine de Budapest crée en 1991 par Georges Soros.
Manifestation contre l'amendement sur l'éducation qui conduirait à la fermeture de l'Université américaine de Budapest crée en 1991 par Georges Soros. © Maxppp / ZOLTAN BALOGH

C’est disons-le d’emblée, une catastrophe politique et culturelle qui témoigne de la dérive autocratique et nationaliste qui menace aujourd’hui plusieurs pays de l’Europe centrale, cette Europe même qui nous avait fait vibrer quand elle s’était libérée du communisme.

Rappelons d’abord les faits : en 1991, quand souffle encore le vent de la liberté dans cet moitié de l’Europe, le philanthrope américain d’origine hongroise, George Soros, décide de fonder et de financer une université pour contribuer à l’émancipation générale d’un peuple libéré de l’oppression totalitaire.

L’initiative est alors saluée unanimement. Cette université est spécialisée dans les sciences humaines, elle dispense des cours en anglais et permet donc à des étudiants hongrois et européens d’obtenir un diplôme hongrois mais aussi américain en vertu d’un accord entre le gouvernement de l’époque à Budapest et l’État de New York. Et c’est une époque où l’on croit plus utile de construire des ponts, des passerelles, entre les pays et les continents plutôt que des murs avec des barbelés. L’entreprise connaît un succès foudroyants, l’université devient un pôle d’excellence, reconnue dans le monde entier par les milieux académiques, elle se hisse même dans un classement réputé parmi les 200 premières universités dans le monde...

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