Anthony Bellanger nous amène à Chypre, où les parties prenantes négocient dans le calme, depuis plusieurs mois, sans date butoir, sans ultimatum, sans échéances électorales.

Rassemblement pour la paix à Nicosie, Chypre du Nord.
Rassemblement pour la paix à Nicosie, Chypre du Nord. © AFP / Birol BEBEK

Les négociations sur un des derniers pays d'Europe divisés par une ligne de démarcation (avec l'Ukraine tout de même) et donc un mur séparant les populations vont reprendre le 12 janvier à Genève.

Rappelons tout de même les enjeux. À Chypre vivent deux communautés nationales : les Gréco-Chypriotes qui représentent 80% de la population, les Turco-Chypriotes pour les 20% restant. En 1974, un coup d'Etat nationaliste gréco-chypriote tourne au désastre. Pour protéger les Turco-chypriotes, l'armée turque envahit Chypre et en conquiert un bon tiers. C'est cette ligne de conquête qui sert aujourd'hui encore de ligne de démarcation entre deux entités : la république de Chypre, membre de l'Union européenne, et la république turque de Chypre du Nord qui dépend entièrement de la Turquie et n'est reconnue que par elle.

Depuis 1974, tous les efforts de réunification ont échoué...

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