Anthony Bellanger nous emmène en Russie où l'on a retrouvé un prisonnier de guerre japonais non loin de Saint-Saint-Pétersbourg.

Des prisonniers de guerre japonais capitulent face à l'armée rouge, à la gare ferroviaire de Tungliao, Manchourie, août 1945 (Opération "august storm" )
Des prisonniers de guerre japonais capitulent face à l'armée rouge, à la gare ferroviaire de Tungliao, Manchourie, août 1945 (Opération "august storm" ) © Getty / SVF2

L'histoire est belle, d'autant plus que l'homme en question est très âgé : il a aujourd'hui 89 ans. Il s'appelle Akio Tanaka, il vit à 60 kilomètres de Saint-Petersbourg dans un village appelé Pogi. Et effectivement, cet homme est tout ce qu'il y a de plus japonais.

Evidemment, la question est que fait ce Japonais de 89 ans au fin fond de la campagne russe, à 7 600 kms à vol d'oiseau de Tokyo ?

En fait, Akio Tanaka fait partie des 600 000 prisonniers de guerre, capturés par la Russie en 1945 en Mandchourie. Je rappelle pour mémoire que l'URSS a déclenché son offensive contre le Japon le 8 août 1945 ! C'est-à-dire deux jours après le largage de la bombe d'Hiroshima et la veille de celui de Nagasaki.

L'URSS ne prenait pas grand risque et a vaincu rapidement.

Ces 600 000 prisonniers japonais, dont un dixième va mourir de mauvais traitement, de maladie et de faim, ont servi de travailleurs forcés des camps répartis dans toute la Sibérie russe et la plupart ont finalement été libérés entre 1946 et 1956…

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