Au Brésil, avec l'opération "Lava Jato", il n’y a plus désormais un seul jour sans que le combat des juges contre la classe politique corrompue ne défraie la chronique...

Des manifestants appelent à l'arrestation de l'ancien président Luiz Inacio Lula da Silva et du sénateur Renan Calheiros pour une affaire de corruption (photo prise le 20 novembre 2016 à Sao Paulo, Brésil).
Des manifestants appelent à l'arrestation de l'ancien président Luiz Inacio Lula da Silva et du sénateur Renan Calheiros pour une affaire de corruption (photo prise le 20 novembre 2016 à Sao Paulo, Brésil). © Maxppp / EFE/Fernando Bizerra Jr.

L’histoire sans fin que je vais vous raconter ce soir est littéralement effarante, c’est toute l’élite politique d’un pays qui est en train de sombrer, d’être engloutie dans l’opération « Lava Jato » ( traduisez « lavage express »), ces enquêtes sur des scandales de corruption à grande échelle au Brésil.

« Lavage express », parce que, figurez-vous, tout est parti de la découverte d’un système de blanchiment d’argent dans une banale station service.

Il n’y a plus désormais un seul jour sans que le combat des juges contre la classe politique corrompue ne défraie la chronique. On se souvient de la destitution mouvementée de la présidente Delma Rousseff, puis de la mise en cause du héros national, l’ancien président Lula de Silva

Eh bien, hier, c’est le deuxième personnage de l’Etat brésilien, le président du Sénat, Renan Caldheiros, qui a été démis de ses fonctions par la justice. Il a été mis en accusation pour détournement de fonds publics. Et il est visé dans onze enquêtes pour corruption, excusez du peu.

Cela d’ailleurs ne semblait nullement inquiéter l’intéressé, qui voulait rester en fonction, et il a fallu une requête présentée en urgence par un parti d’opposition écologiste, pour que le Tribunal suprême fédéral n’ordonne sa démission immédiate.

Depuis ce matin, c’est fait....

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