Vincent Giret nous emmène en Belgique, où l’un des Européens les plus convaincus, accuse une grosse déprime.

Le Président de la Région wallonne francophone de Belgique, Paul Magnette
Le Président de la Région wallonne francophone de Belgique, Paul Magnette © AFP / John Thys

Voilà une personnalité belge emblématique du combat européen qui a demandé ce week-end la sortie de l’Union de la Pologne, de la Hongrie, de la Roumanie et de la Bulgarie. Rien de moins.

Il faut d’abord se frotter les yeux pour être sûr d’avoir bien lu. Car il s’agit du socialiste belge Paul Magnette, son nom vous dit forcément quelque chose : c’est lui qui, à l’automne dernier, avait réussi à bloquer pendant quelques jours le projet de traité commercial entre l’Union européenne et le Canada, le fameux CETA.

Ministre président de la Wallonie, il refusait de donner son feu vert, et bloquait ainsi l’approbation de la Belgique et, partant, l’adoption du fameux traité de libre échange. Il n’avait cédé qu’après avoir tendu le rapport de force au maximum et obtenu, à lui tout seul, des modifications du texte. Il s’était réjouit que le parlement wallon devienne grâce à lui, et je reprends son expression, « connu dans les quatre coins du monde. »

Et voilà ce Paul Magnette, qui fut de toutes les luttes européennes, confesser à l’occasion des 25 ans du traité de Maastricht, son désespoir européen. "L’Europe, c’est foutu", nous explique-t-il en substance. L’Europe est en train de se désintégrer. Et j’insiste, ce n’est donc pas un eurosceptique qui parle, mais un homme « meurtri » nous dit-il et qui demeure plus que jamais attaché à l’idéal du fédéralisme européen....

L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.