Il semble qu’il n’y ait plus vraiment de limites et cela en dit long à la fois sur l’extrême fébrilité et sur la dangerosité du pouvoir turc.

Recep Tayyip Erdogan lors de son intervention publique samedi 4 mars 2017
Recep Tayyip Erdogan lors de son intervention publique samedi 4 mars 2017 © AFP / MURAT CETIN MUHURDAR

Disons-le avec une certaine gravité, il semble qu’il n’y ait plus vraiment de limites et cela en dit long à la fois sur l’extrême fébrilité et sur la dangerosité du pouvoir turc.

Ecoutez plutôt ce que vient de dire ce week-end le président Recep Erdogan dans un meeting électoral devant ses partisans chauffés à blanc, interpellant le gouvernement allemand : « Vos pratiques ne sont pas différentes de celles des nazis. Je pensais que le nazisme était fini en Allemagne, malheureusement, ça continue… Vous nous donnez des leçons de démocratie et vous empêchez nos ministres de s’exprimer chez vous ».

Et le président turc d’ajouter, menaçant : « Si je veux venir en Allemagne, je le ferai, et si vous ne me laissez pas passer par vos portes, si vous ne me laissez pas parler, alors je ferai se dresser le monde contre vous ».

Il faut un peu se pincer pour y croire, le choc et l’émotion sont énormes en Allemagne, jamais sans doute depuis la Seconde Guerre mondiale, un président d’un grand pays n’avait oser tenir des propos si violents et si scandaleux à l’encontre des dirigeants allemands.

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