Il y a dans le drame des réfugiés syriens plusieurs scandales mais il y en a un, un gros, un très gros, passé sous silence ou presque.

Des soldats de l'armée syrienne se tiennent sur ​​un site d'explosion à Bab Tadmor à Homs, en Syrie le 5 Septembre 2016
Des soldats de l'armée syrienne se tiennent sur ​​un site d'explosion à Bab Tadmor à Homs, en Syrie le 5 Septembre 2016 © Reuters / Sana Sana

La Syrie comptait il y a cinq ans, avant le début de la guerre civile, environ 21 millions d’habitants.

Un bon quart d’entre eux ont fui leur pays pour sauver leur peau : il y a ainsi environ 4 millions de réfugiés syriens dans les pays limitrophes, un million supplémentaire cherchent une place en Europe, et quelques dizaines de milliers, ailleurs encore.

Et alors que la tragédie s’éternise, et que la communauté internationale se déchire sans trouver de solution pour mettre un terme à la guerre, plusieurs pays se démènent courageusement pour accueillir ces sauve-qui-peut. Et que découvre-t-on : que plusieurs pays arabes, souvent intransigeants, pour le moins, en matière de leçons islamiques, persistent à refuser obstinément d’accueillir sur le sol le moindre réfugié syrien.

Savez-vous combien il y a de réfugiés syriens au Qatar ? zéro !,

Aux Émirats Arabes Unis ? zéro !

En Arabie Saoudite, zéro !

À Bahreïn, zéro !

À Oman, Zéro !

Au Koweït, zéro !

Les syriens sont interdits de séjour dans les pays du Golfe, qui décidément ont une singulière idée de la miséricorde, je n’ose parler de solidarité entre « frères arabes » - une expression qui a tant servi au siècle passé, ou de solidarité avec des coreligionnaires en grande difficulté, même si tous les réfugiés ne sont pas musulmans...

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