Vincent Giret nous emmène dans le cyber-espace, où la guerre bat son plein.

La cyber-guerre n'est plus réservée aux romans de science-fiction
La cyber-guerre n'est plus réservée aux romans de science-fiction © Getty / John Lund

Depuis quelques temps déjà, nous avons dû réaliser que la cyber-guerre n’était plus réservée aux romans de science fiction ; elle constitue désormais une menace et plus encore une pratique inquiétante qui s’étend à vive allure.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian a du reconnaître que le nombre de cyber-attaques dont était victime le ministère de la Défense doublait chaque année, et qu’en 2016, le ministère avait dénombrée, écoutez bien, 24 000 attaques informatiques externes, dont l’immense majorité fomentée de l’étranger.

J’ai compté, cela fait en moyenne plus de 65 par jour ! Et nous parlons que du ministère de la Défense !

Dans le cyber-espace, aucune cible n’est à l’abri : des ministères, des partis politiques, comme on l’a vu aux Etats-Unis pendant la campagne présidentielle, des médias, et des entreprises en quantité.

A chaque fois, ces attaques peuvent faire des dégâts considérables, se chiffrant à plusieurs millions d’euros ou de dollars. Et la singularité de cette guerre, c’est que l’ennemi est à la fois bien caché et protéiforme, il peut s’agir d’individus, de groupes divers, mais aussi d’Etats, via leurs services secrets ou des officines utilisées à cet effet mais bien difficiles à pister.

En pleine transition Obama-Trump, la CIA avait ainsi accusé les dirigeants russes d’être à l’origine d’attaques informatiques répétées au cours de la campagne présidentielle. En France, des groupes djihadistes ont l’an passé revendiqué des attaques contre des médias nationaux. On peut donc dire en paraphrasant Clausewitz que la cyberguerre est désormais « la poursuite de la politique par d’autres moyens »...

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