L'intervention de Bush fut calamiteuse. Il a envahi l’Irak en 2003, démantelé l’état bassiste, sali pour au moins une génération les valeurs démocratiques occidentales en torturant à Abou Graib et alimenté un insatiable appetit de revanche.

Mais Barack Obama est presque aussi coupable, nous rappelle The Economist. Il a laissé l’Iran prendre la main à Bagdad, précipitant l’ancienne armée de Saddam dans les bras de l’Etat islamique et a tremblé lorsqu’il s’est agi de frapper en Syrie Bachar Al Assad qui avait attaqué aux sarins sa population.

Résultat, Bush voulait imposer la démocratie ; les printemps arabes qui s’en sont suivis accouchent au mieux de dictateurs, comme Sissi en Egypte, au pire du chaos comme en Syrie, en Irak et en Libye.

Depuis que les américains sont autosuffisant en hydrocarbure avec leur gaz de schiste, un m’en foutisme américain s'abat sur la région.

Un : Le terrorisme syrien et libyen, qui a déjà touché l’Europe finira par toucher aussi les Etats-Unis

Deux : la région est en grave risque de prolifération nucléaire. Si l’accord nucléaire avec l’Iran est jugé peu satisfaisant, l’Arabie, l’Egypte, la Turquie peuvent eux aussi se lancer dans la course à la bombe

Trois : se retirer du proche orient, c’est laisser la place aux chinois et aux russes. Très dangereux à long terme

Quatre : le proche orient vit sa guerre de trente ans avec massacres et tortures. Essayer d’y mettre fin, c’est aussi conforme à nos valeurs

Maintenant, que faire ?

Les invités
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.