Anthony Bellanger nous emmène ce soir dans le Golfe où, pour bien comprendre le conflit entre le Qatar et ses riches voisins, il ne faut jamais oublier la question du gaz naturel.

La ville industrielle de Ras Laffan, site principal du Qatar pour la production de gaz naturel liquéfié et de gaz liquide, administré par Qatar Petroleum, à environ 80 kilomètres au nord de la capitale Doha
La ville industrielle de Ras Laffan, site principal du Qatar pour la production de gaz naturel liquéfié et de gaz liquide, administré par Qatar Petroleum, à environ 80 kilomètres au nord de la capitale Doha © AFP / Karim Jaafar

La question du gaz naturel a été un peu oubliée ces derniers jours, comme si personne ne savait que le Qatar est avant tout assis sur les plus importantes réserves de gaz naturel au monde. Mais surtout sur les moins chères à extraire.

C'est d'ailleurs pour cette raison que le gaz qatari peut-être liquéfié et envoyé dans le monde entier, mais surtout en Europe, par méthaniers avec profit. Or cette énorme richesse gazière, qui n'a commencé que depuis 20 ans, est à la source de tout. D'abord, c'est une richesse que le Qatar partage avec l'Iran.

Autrement dit, le pays ne pas être conciliant avec son voisin de l'autre rive du Golfe persique.

De plus, c'est une richesse qui rend Doha doublement indépendant :

  • D'une part, le gaz est une ressource qu'il est à peu près le seul à exploiter sérieusement dans la région. Ce qui signifie que le Qatar n'a pas besoin de passer par, par exemple, l'OPEP, qui est un cartel uniquement pétrolier largement dominé par l'Arabie saoudite.
  • D'autre part, le gaz est une ressource d'avenir : même les États du Golfe, Émirats Arabes Unis et Arabie saoudite en tête en ont besoin pour leurs centrales électriques. Or la Qatar n'a jamais voulu le leur fournir à prix d'amis. Ce qui a le don d'agacer ses voisins...
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