C’est une incroyable histoire que je vais vous raconter ce soir. Vous vous souvenez sans doute de Sherin Ebadi, une avocate iranienne, infatigable militante des droits de l’homme, couronnée par le Prix Nobel de la paix en 2003. Elle s’apprête à publier ses mémoires aux Etats-Unis où elle vit désormais, ce sont nos confrères du New York Times qui ont eu accès aux « bonnes feuilles » de ce livre intitulé « Jusqu’à ce que nous soyons libres ». Ce que Sherin Ebadi révèle : "en août 2009, j'ai été trahi deux fois, écrit-elle, par mon pays, et par mon mari". L’avocate venait de quitter Téhéran cet été là pour des vacances auprès de sa fille ainée, installée à Atlanta. Elle s'entretient deux à trois fois par semaine au téléphone avec son mari, resté à Téhéran. Un lundi, Javad, c’est son prénom, n'appelle pas et ne répond pas. Les jours passent, sans nouvelles. Au bout d’une semaine, il appelle enfin, avec une voix blanche, et lui dit, « Sherin, je ne sais pas si tu vas pouvoir me pardonner »...

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