Vincent Giret nous emmène au Mexique, où des émeutes ont eu lieu ces jours-ci dans presque tous les états du pays.

Pillages dans les rues de Veracruz (Mexique). Des manifestations agitent le pays depuis que le gouvernement a annoncé une hausse de 20,1% des prix de l'essance, le 1er janvier 2017
Pillages dans les rues de Veracruz (Mexique). Des manifestations agitent le pays depuis que le gouvernement a annoncé une hausse de 20,1% des prix de l'essance, le 1er janvier 2017 © AFP

A l’heure où l’on se parle, le Mexique danse sur volcan.

C’est une crise gigantesque politique, sociale, économique et même sécuritaire, qui couve ces jours-ci dans ce pays. Une crise multiforme comme le Mexique n’en a pas connue depuis plusieurs décennies.

Voilà un grand pays de près de 130 millions d’habitants, grand voisin des États-Unis, qui semblait enfin avoir conjuré ses démons et s’être taillée une place de choix dans la mondialisation.

Lancé dans un rattrapage économique comme dans une course effrénée, le Mexique a su attirer en masse les investisseurs internationaux ces trois dernières années. Tous vantaient les atouts incontestables du Mexique : une population jeune, bien formée, un coût du travail extrêmement attractif, une inflation contenue, et un chômage sous la barre des 5%.

Le Mexique est ainsi en train, ou était en train, soyons prudents, de devenir l’un des grands constructeurs automobiles dans le monde, sa production de véhicule a doublé ces cinq dernières années.

Tous les espoirs étaient permis pour que la pauvreté qui touche encore quatre Mexicains sur dix, recule enfin définitivement. Le Mexique était l’exemple même du pays qui profitait grandement de la mondialisation.

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