Si vous formulez ainsi votre question et reprenez à votre compte l’expression de « coup d’État », alors vous vous jetez dans la mêlée avec les partisans de la présidente Dilma Rousseff, de son prédécesseur, le charismatique Lula da Silva, et leurs supporters chauffés à blanc par une crise politique passionnelle et dramatique qui n’en finit plus. On nage même aujourd’hui en pleine confusion. On se souvient que le 17 avril dernier, les députés avaient voté à une écrasante majorité en faveur d’une procédure de destitution de la présidente Dilma Rousseff, passant le relais au Sénat qui doit avoir le dernier mot, en principe, à partir de demain. Mais voilà que le nouveau président du parlement a annoncé soudainement hier l’annulation du vote des députés pour vice de forme. Et que, dans la foulée, le président du Sénat lui a répondu qu’il ignorait cette décision et que les sénateurs voteraient bien à leur tour, demain, comme prévu…

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