A la rencontre de celui qui a la réputation d’être l’un des esprits les plus brillants d’Asie, économiste, vice-premier ministre et ministre de l’économie Tharman Shanmugaratnam

Tharman Shanmugaratnam, le ministre des Finances de Singapour, lors des réunions annuelles du FMI / Banque mondiale à Washington le 11 octobre 2014
Tharman Shanmugaratnam, le ministre des Finances de Singapour, lors des réunions annuelles du FMI / Banque mondiale à Washington le 11 octobre 2014 © AFP / NICHOLAS KAMM

Tharman Shanmugaratnam, un homme de 59 ans, d’origine Tamoul. À Singapour comme à Washington, on l’appelle tout simplement le ministre Tharman, c’est plus simple.

Est-ce parce qu’il fut aussi pendant cinq ans, ministre de l’éducation, Tharman est doté d’une vraie vision de la mondialisation et d’une capacité sans pareille de pédagogie. Il faut dire que la petite République de Singapour est un poste d’observation idéal : une île luxuriante, ou plutôt un chapelet d’îles, plantées au cœur de l’Asie du Sud-Est, pointe avancée entre la Chine et l’Inde, véritable plaque tournante du commerce mondial.

Singapour est aussi un acteur de poids dans la globalisation : son port est le deuxième du monde après celui de Shanghai.

Bref, voilà un confetti habité par moins de 6 millions de personnes, sorti de la misère en un demi siècle, grand bénéficiaire de la mondialisation, et aujourd’hui l’un des pays le plus prospères au monde. Singapour n’est pas vraiment une démocratie, ni non plus une dictature, mais un régime hybride, une sorte de « démocratie autoritaire », un pôle de stabilité en tout cas assez unique dans la région, avec une population qui semble réclamer chaque jour davantage plus d’autonomie, sinon de libertés...

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