Depuis ce sinistre dimanche matin, il monte du centre ville du Caire, où se trouve cette église, une immense colère, celle des chrétiens d’Égypte, qu’on appelle les Coptes.

Les églises coptes de Saint-Pierre et de Saint-Paul après un attentat le 11 décembre 2016, dans le quartier Abbasiya du Caire
Les églises coptes de Saint-Pierre et de Saint-Paul après un attentat le 11 décembre 2016, dans le quartier Abbasiya du Caire © Maxppp / Amr Sayed \ apaimages

Dans ce pays fâché avec la statistique, les Coptes seraient entre 6 et 10 millions de personnes, soit près de 10% de la population.

Hier donc, dimanche 11 décembre, les Musulmans égyptiens fêtaient le mouled, la naissance du prophète. La journée était donc fériée, les Chrétiens, de leur côté, se pressaient pour la messe dominicale.

Au Caire, en plein centre ville, à 10 heures, et sans protection particulière, ils étaient nombreux dans la petite église Saint-Pierre et Saint-Paul, adjacente à la cathédrale Saint-Marc, siège du Vatican des coptes d’Égypte.

Quelques minutes après 10h, une bombe explosa, là même où avaient pris place les femmes et les enfants.

Bilan : 25 morts, 49 blessés graves. Un cri de souffrance, et un cri de colère aussi. L’église Saint-Paul et Saint-Pierre est la 42e église à être attaquée depuis l’été 2013 et l’arrivée au pouvoir du maréchal al-Sissi. 37 d’entre elles ont été incendiées ou endommagées, selon la très sérieuse ONG Human Rights Watch, qui a aussi recensé des dizaines d’attaques contre des écoles, des maisons ou des commerces appartenant à des Coptes....

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