C’était après le 11 septembre. Les États-Unis ont bien vite opéré un retournement d’alliance. Ils se sont alliés avec le président pakistanais, Pervez Musharraf, avec lequel ils étaient brouillés pour cause de coup d’État militaire. Et ils se sont empressés d’aller attaquer les Talibans en Afghanistan, qui hébergeaient alors Oussama Ben Laden et Al Qaida.

Quinze ans après, les attentats de Paris conduiront-ils à un changement des politiques française et européenne au Proche-Orient. ? Rien n’est moins sûr. Première certitude, il n’y aura pas de repli sur soi, de pacifisme à la Suisse, "vivons heureux, vivons cachés". « Une erreur totale », met en garde Laurent Fabius. « Ce n’est pas parce qu'on vivrait repliés sur nous-mêmes que les terroristes cesseraient de venir chez nous ».

La guerre va continuer, donc. Mais contre quel ennemi ?

Celui-ci semble évident : Il s’agit du terrorisme issu du sunnisme, qui s’est implanté en deux endroits : l’État Islamique, qui a créé un État terroriste entre la Syrie et l’Irak. Et Al Qaida dans la péninsule arabique qui est en passe de créer un autre État terroriste au Yémen. Les terroristes français étaient affiliés à ces deux mouvances : Al Qaida au Yémen pour les frères Kouachi – l’un d’eux a fait des stages au Yémen- et État islamique pour Amedi Koulibali.

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