En janvier, Au forum économique de Davos, George Soros mettait en garde contre la dette chinoise. Estimée à 240 % du Produit intérieur brut, elle est dangereuse, disait-il. Mal lui en prit. La presse chinoise se mit à promettre au financier américain le sort habituellement réservé aux tigres de papier, du temps des Gardes rouges. Une pendaison médiatique. L'organe du parti communiste chinois, le Quotidien du peuple , ne fut pas le dernier à lui passer le chanvre au cou. Changement de ton cette semaine. Le même du Quotidien du peuple titre à la une Attention à la dette. Le journal cite une source bien informée. Laquelle évoque les risques systémiques que l'ampleur de la dette chinoise ferait peser sur l'économie mondiale en cas de crash. Le Fonds monétaire international ne dit pas autre chose. Dans Le Monde, ma consœur Marie Charrel cite nombre de propos alarmistes entendus chez les économistes ici et là. La Chine cherche à changer son modèle de croissance. Elle veut une économie qui soit plus tirée par la consommation intérieure que par l'investissement en infrastructures et par les exportations.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.