Mon dieu quelle maladresse ! Nos amis canadiens en ont fait une belle. Ils ont arrêté notre eurodéputé Vert préféré après Dany Cohn Bendit, José Bové.

Des manifestants (y compris José Bové) donnent une conférence de presse, le 3 avril 2000 à Avranches, debouts sur le panneau des travaux du site de construction du Mac Donald's qu'ils viennent d'enlever
Des manifestants (y compris José Bové) donnent une conférence de presse, le 3 avril 2000 à Avranches, debouts sur le panneau des travaux du site de construction du Mac Donald's qu'ils viennent d'enlever © AFP / MYCHELE DANIAU

José Bové s'est fait intercepter par la police des frontières à Montréal, alors qu'il allait manifester contre le traité de libre-échange Europe-Canada.

Avec la photocopie de son passeport (le passeport, lui, ayant été confisqué), il doit se rendre à l’aéroport dans l’après-midi, direction Paris.

M. Bové, joint par téléphone, commente :

Ça fout les boules au départ, et après c’est rigolo.

La raison de son refoulement ? Sa condamnation il y a plus de dix ans pour la destruction du Mc Donald de Millau en 1999 – les écologistes disent "démontage" – et la destruction de plantes OGM en 2008 – M. Bové et ses amis disent "fauchage".

Un crime en France est un crime, au Canada : entrée interdite, même après avoir purgé sa peine, sauf peut-être pour Alain Juppé.

Curieuse décision du pays de Justin Trudeau, explique M. Bové :

Depuis, j’étais déjà revenu au Canada pour vendre mon livre _Le monde n’est pas une marchandise_

Il s’amuse des preuves de ses méfaits passés qui lui ont été fournies :

Ils m’ont montré des documents vus sur Google et Wikipédia.

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