Il y a 48 heures, la police turque a arrêté deux frères, les frères Altan, l'un journaliste, l'autre économiste....

L'écrivain Orhan Pamuk, prix Nobel de Littérature
L'écrivain Orhan Pamuk, prix Nobel de Littérature © Maxppp / ROLF VENNENBERND

Tout le monde ou presque connaît les frères Altan à Istanbul et même au delà. L’un et l’autre sont aujourd’hui accusés d’être partie liée à la tentative de coup d’Etat de la mi-juillet attribuée au prédicateur Fethullah Gülen.

Pour beaucoup, ce fut le coup de trop, l’arrestation de trop. Hier dimanche, 52 écrivains célèbres, comme la romancière italienne Elenna Ferrante ou le sud africain JM Coetzee, ont répondu à l’appel leur confère turc Orhan Pamuk, prix Nobel de littérature 2006, pour dénoncer cette "vandetta", cette purge, ce McCartysme turc, qui s’en prend aux élites du pays et aux gens ordinaires, à tous ceux, dit le texte, qui ne partagent pas le point de vue du gouvernement.

Cela fait maintenant plus d’un mois que la purge a commencé.

Pamuk ne s’était pas encore exprimé, il avait gardé une certaine réserve, et il dit maintenant son dégoût et son inquiétude : "En Turquie, on est en train d’enfermer dans des cellules toutes les personnes qui se permettent d’exprimer les critiques même les plus minimes sur les actions du gouvernement."

La liberté de la pensée n’existe plus, nous sommes en train de nous éloigner à toute vitesse d’un Etat de droit vers un régime de terreur.

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