Anthony Bellanger nous emmène au Canada vers lequel se tournent les migrants rejetés par les États-Unis.

Aujourd'hui se rencontraient le Premier ministre canadien Justin Trudeau (à gauche) et le président américain Donald Trump, dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington
Aujourd'hui se rencontraient le Premier ministre canadien Justin Trudeau (à gauche) et le président américain Donald Trump, dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington © Reuters / Kevin Lamarque

Les chiffres sont même impressionnants : en un an, le nombre de migrants passant à pied l'immense frontière qui sépare les deux pays a triplé au Québec et été multiplié par dix entre le Minnesota en la province canadienne du Manitoba.

Et ces chiffres ne valent que pour ces deux provinces. Le constat est le même, sans chiffres, avec dans le reste du Canada qui partage avec les États-Unis 6 400 km, si l'on excepte la frontière avec l'Alaska, près de 9 000 km avec. Impossible donc de tout surveiller.

Il faut souligner deux éléments.

D'abord, traverser la frontière américano-canadienne n'a rien d'une partie de plaisir en hiver : beaucoup de migrants se retrouvent dans les hôpitaux canadiens, sitôt la frontière passée, avec de graves engelures.

Ensuite, beaucoup de ces migrants ont parfois voyagé plusieurs mois (typiquement 5 ou 6 mois) depuis, par exemple, la corne de l'Afrique ou le Moyen-Orient, en passant par l'Afrique du Sud, le Brésil puis en remontant toute l'Amérique latine jusqu'aux États-Unis.

Enfin, pour eux, le Canada est souvent un second choix. Ils ont avant tenté de rester aux États-Unis mais se sont heurtés aux restrictions du système d'asile qui renvoie au pays un demandeur d'asile débouté.

Le Canada, lui, n'expulse pas vers des pays dangereux.

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