A la veille du second tour des législatives en France, Anthony Bellanger prend le pouls des gauches européennes.

Je dirai que c'est presque par bonté d'âme que j'ai imaginé cet édito : la gauche française est dans un tel état de déliquescence que j'ai voulu visiter un peu nos voisins, histoire de donner de l'espoir, imaginer des solutions, chercher des modèles d'avenir...

Eh bien, le voyage est aussi déprimant que le rayon « fruits et légumes » d'une supérette bio du Xe arrondissement de Paris. C'est dire !

Pour comprendre, commençons par l'actualité : aujourd'hui, en Espagne, le parlement discute d'une motion de censure.

Un texte introduit par les indignés de Podemos, le parti frère des Insoumis français. Une épure cette motion : une occasion en or de dire à la droite espagnole « corrompue, franquiste et machiste » - je cite – son fait : la télé est là, les orateurs se succèdent. En plus, cette motion est un horloge machiavélique de précision : elle a permis à la gauche de la gauche de démontrer la duplicité de ce soi-disant parti de gauche qu'est le Parti socialiste espagnol, le PSOE, puisqu'il a refusé de la voter...

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