Nous aussi, on a du mal à suivre. Mais imaginez que vous êtes à New-York ou même Londres ou Madrid et qu'il vous faille expliquer notre présidentielle en quelques mots ?

Dans les pages du Mainichi Shimbun, on peut lire : "Les ennuis de la droite n'ont d'égaux que la cacophonie à gauche qui semble incapable de s'unir derrière un candidat unique."
Dans les pages du Mainichi Shimbun, on peut lire : "Les ennuis de la droite n'ont d'égaux que la cacophonie à gauche qui semble incapable de s'unir derrière un candidat unique." © AFP / CHRISTOPHE ARCHAMBAULT

Alors comment faire ?

Et bien déjà prévenir le lecteur que ça va être compliqué et qu'il va devoir redoubler d'attention. Ça donne par exemple dans les pages du Mainichi Shimbun japonais :

Cette année, pour les conservateurs français, la présidentielle devait se passer sans effort.

C'était évidemment compter sans l'affaire Fillon, mais après deux pages d'explications touffues où il est à peine question de Marine Le Pen ou d'Emmanuel Macron, le quotidien tokyoïte renvoie la balle de la complication à la gauche :

Les ennuis de la droite n'ont d'égaux que la cacophonie à gauche qui semble incapable de s'unir derrière un candidat unique.

Et le Mainichi conclut :

C'est à n'y plus rien comprendre : c'est tout le système bipartite français qui semble s'effondrer...

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.