La croissance a repris comme nulle part ailleurs ou presque en Europe, 3,5% l’an passé, près de 4% cette année, le chômage a piqué du nez, il est désormais autour d’un petit 6%.

Bâtiments reflétés dans le Dambovié, une rivière à Bucarest (Roumanie)
Bâtiments reflétés dans le Dambovié, une rivière à Bucarest (Roumanie) © Getty / Eric Nathan/LOOP IMAGES

Le président François Hollande est aujourd’hui en visite officielle à Bucarest à l’issue d’une tournée diplomatique pour préparer le prochain sommet européen. La dernière visite d’État d’un président français en Roumanie, c’était il y a 25 ans exactement, sous le second mandat de François Mitterrand, deux ans à peine après la chute du tyran communiste Nicolae Ceaușescu.

Un quart de siècle donc : c’est la bonne durée pour mesurer la « grande transformation » spectaculaire de ce pays de 20 millions d’habitants.

Il partait de loin, de très loin même : présent à Bucarest lors de la chute tumultueuse des Ceausescu et de leur régime maudit, puis ayant sillonné le pays au début des années 90, je reste ébloui par ce qu’ont à la fois enduré et bâti les Roumains.

Oui, cela fera peut-être sourire, tout n’a pas été rose dans ce pays qu’on appelait autrefois "la petite France", mais quand même, jugez plutôt : après une thérapie de choc libérale, forcément libérale, qui a fait changer de siècle l’économie roumaine, un rattrapage mené tambours battants, et dieu sait que cela a était dur, parfois même violent, une entrée dans l’union européenne en 2007, un coup d’arrêt lors de la crise financière mondiale, la croissance a repris comme nulle part ailleurs ou presque en Europe, 3,5% l’an passé, près de 4% cette année, le chômage a piqué du nez, il est désormais autour d’un petit 6%. Et signe qui ne trompe pas : les investissements étrangers ont bondi de 60% ces derniers mois.

L'équipe

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.