Attention danger ! Il n’y a pas qu’en France que la politique est à risque. En Allemagne, la situation menace de tourner vinaigre. Pas à cause du FN, du chômage et des attentats terroristes. Mais à cause des migrants.

Vous avez tous salué Angela Merkel lorsqu’elle a décidé d’ouvrir grand ses portes aux réfugiés venus de Syrie. Trois mois plus tard, la tension politique est très forte. Tous les leaders sont menacés : la chancelière Angela Merkel et son vice-chancelier, le social-démocrate Sigmar Gabriel. Les populistes se frottent les mains : ils font, selon les sondages, un score proche de 10%. Tandis que les agressions d’extrême droite ont progressé de 70% en un an.

Commençons par la gauche. Premier coup de semonce, vendredi. Le président du SPD, Sigmar Gabriel, n’a été réélu à la tête de son parti qu’avec 74% des voix. Ce très mauvais score n’a pas un rapport direct avec l’affaire des réfugiés. Gabriel se voit reprocher de ne pas être assez à gauche. Il avait même envisagé un Grexit avant l’été. Surtout, son parti ne décolle pas dans les sondages et il a peur de rester le junior partner d’Angela Merkel pour l’éternité. Un cacique du parti, le maire de la ville hanséatique de Hambourg, a même imaginé que le SPD ne présente pas de candidat à la chancellerie en 2017. Et une gauche malade, c’est mauvais pour Merkel...

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