Il est question ce soir de ce qui pourrait bien devenir un Las Vegas russe… C'est en tout cas l'ambition de Vladivostok, la grande ville russe tout au bout de l'immensité désertique sibérienne. A sa marge, elle a créé une « zone spéciale de loisirs » qui, en clair, autorise les paris et les casinos et leurs bandits manchots. Il faut savoir qu'en Russie, le jeu est interdit sauf exception et Vladivostok en est une. Quand à l'ambition de devenir un nouveau Las Vegas, ou plutôt un nouveau Macao, il suffit de prendre un compas, comme à l'école pour comprendre : dans un rayon de 2 à 3 heures d'avion autour de Vladivostok, vous avez Pékin et Séoul, pour ne parler que des capitales : en tout un bassin sino-coréen de 200 millions à 300 millions de joueurs potentiels et l'on sait combien les Chinois, pour ne parler que d'eux, sont joueurs. Le premier des mégacasinos de ce Macao sibérien vient d'ailleurs d'être inauguré. Il s'appelle le Tigre de Cristal – en français s'il vous plait – et a évidemment été financé par M. Ho, le plus célèbre et le plus riche des casinotiers de Macao.

Mais, est-ce que ça marche au moins ? C'est un peu tôt pour le dire, mais il semble que oui. 80% des revenus des premières semaines de ce casino proviennent des clients chinois et coréens alors que 80% des clients sont russes ! Le test semble donc réussi et fait envie à d'autres. Il faut dire qu'on a rien négligé : l'alcool coule à flot, les salles de jeux sont kitchs à souhait, les spectacles s'enchainent et les restaurants sont H24. Avec en plus ce petit goût d'Europe que les Chinois et les Coréens viennent chercher dans ce bout de Russie. Trois autres casinos sont en construction et huit autres sont prévus à l'horizon 2020. C'est donc bien parti pour Vladivostok et son rêve de devenir le Monaco, le Macao, le Las Vegas du XXIe siècle. C'est d'autant mieux parti que la Russie s'enfonce dans la crise...

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