Il n'y a pas d'alternative. Longtemps, l'extrême gauche s'est agacée de cette adage, prononcé à maintes reprises par Margaret Thatcher, soucieuse d'imposer à marche forcée sa révolution néo-libérale. Le slogan a été repris plus tard par Jean-Claude Juncker à propos des tentatives grecques de s'affranchir des règles de l'euro tout en restant dans l'euro. "There is no alternative" ; Et voilà que nous constatons aujourd'hui en Allemagne que "there is no alternative" à Merkel. Pire, "there is no alternative" au statu quo ; Voici des élections régionales qui ont vu débouler l'extrême droite dans le paysage politique allemand. L'Alternative für Deutschland a fait un score de 12,6 % et 15 % des voix en Rhénanie Palatinat et dans le Bade-Wurtemberg, régions frontalières de la France et s'envole à 24,2 % en Saxe-Anhalt, au cœur de l'ancienne Allemagne de l'Est. Et pourtant, rien ne va changer : dans la Bade Wurtembrerg, ce sont les Verts qui vont rester au pouvoir. En Rhénanie Platinat, les sociaux démocrates et en Saxe-Anhalt les chrétiens démocrates. En effet, avec la montée des extrêmes, il devient de plus en plus dur de former une coalition entre gens fréquentables...

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