Voyage au pays de la désoviétisation, l'édito d'Arnaud Leparmentier

L’Ukraine y avance à marche forcée. Jeudi dernier le Parlement de Kiev a adopté une série de quatre lois mémorielles qui proposent au pays une révolution mentale aussi profonde que périlleuse.

Le premier de ces textes ­condamne « les régimes totalitaires communiste et nazi en Ukraine ».

Il interdit « toute négation publique » de leur « caractère criminel » .

Qui se cache derrière ces valeureux combattants : ce sont notamment les membres de la très controversée Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), qui a affronté l'Armée rouge, mais a aussi, avant de les combattre, collaboré avec les nazis et perpétré des massacres, notamment de Polonais et de juifs.

Cette structure a été largement associée à l'élaboration des lois du 9 avril avait été pensée, à sa création en 2006, comme une instance de décommunisation et de construction d'une narration historique « officielle ».

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