Fin d’une époque en Espagne, à quelques jours des élections législatives du 20 décembre. Fin d’une époque parce que les Espagnols ont eu droit hier au traditionnel débat entre le président du conseil des ministres, le conservateur Marian Rajoy, et le leader socialiste Pedro Sanchez.

Mariano Rajoy a vanté ses réformes, la reprise du marché du travail et fustigé le bilan calamiteux laissé par les socialistes sous l’ère Zapatero. La croissance devrait dépasser 3% cette année, le chômage reste très élevé, de l’ordre de 23%, mais il a reculé de 500 000 ; tandis que la dette atteint 100% du PIB.

Sans surprise, le socialiste Pedro Sanchez a accusé le premier minsitre d’être un homme indécent, qui aurait dû démissionner suite aux nombreux scandales de corruption qui ont sali son parti. Il lui a reproché son austérité, qui a provoqué une chute des salaires, et promis de revenir sur les lois votées pendant la législature.

Fin d’une époque, parce que ces débats sont d’un ennui mortel. Fin d’une époque, car l’Espagne vit la fin du bipartisme. Il est loin le temps où le PP et le PSOE pouvaient espérer avoir une majoirté absolue au Cortes.

Alors bienvenue dans le tripartisme, comme en France ? Et non, bienvenue dans le quadripartisme...

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