Arnaud Leparmentier nous emmène en Grèce, feuilleton interminable, où de nouveau les Européens se penchent sur ce dossier. Et il y a urgence.

Pierre Moscovici parle à la presse après sa rencontre avec le Premier ministre grec à Athènes le 15 février 2017
Pierre Moscovici parle à la presse après sa rencontre avec le Premier ministre grec à Athènes le 15 février 2017 © AFP / LOUISA GOULIAMAKI

Le pays a besoin de sept milliards d'euros. Il faut faire vite, avant les élections néerlandaises, avant les élections allemandes. On tourne toujours en rond.

Tous les ans, on prête aux Grecs pour qu'ils puissent nous rembourser l'argent qu'on leur a déjà prêté.

Et cela va durer trente ans. Oui m'avez bien écouté. L'Europe a prêté à la Grèce 175 milliards d'euros à prêt bonifié, 1 % environ, pour trente ans.

Et quoi qu'en dise le FMI, cette dette gigantesque est soutenable. Mais à la condition expresse que la Grèce reste sous la tutelle des Européens pendant trente ans et acceptent les réformes dictées de Bruxelles. Voilà l'absurdité de la situation.

Ce n'est pas démocratique. C'est excessif, parce que nul pays ne peut durablement dégager l'excédent de 3,5 % du PIB exigé par les européens pour rembourser la dette. C'est injuste, parce qu'une génération va payer les fautes de ses parents voire de ses grand-parents....

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