On croyait tout savoir sur cette descente aux enfers qu’est la guerre en Syrie, qui n’épargne personne, la brutalité sans limite du régime de Bachar Al-Assad, sa capacité à semer le chaos qui a tant fait le jeu des extrémistes, le cynisme des bailleurs de fonds du Golfe, qui ont largement contribué à la confessionnalisation du soulèvement, les erreurs pathétiques d’une opposition ô combien divisée, et enfin le double jeu russe, prêt à tout pour garder une influence en Orient… Et pourtant, voici qu’on découvre une autre pièce du dossier, l’incroyable dédain des Etats-Unis pour les opposants syriens, ceux de l’Armée syrienne libre, héros du soulèvement populaire contre le régime. Grâce à eux, grâce à leur réseau d’informateurs, les Américains ont eu plusieurs fois, l’opportunité unique de porter un coup fatal à l’organisation Etat islamique , et ils n’en ont rien fait. On en a désormais des preuves irréfutables, dans le remarquable travail d’enquête de Benjamin Barthes, qui a ainsi retrouvé la trace d’un maître espion de cette Armée syrienne libre, dont il a recoupé chacune des informations...

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